Un passage de mon entretien avec la magazine Politis au sujet des émeutes de la fin d’année de 2017 en Iran :

La corruption avait pris son essor à partir de 2005 pour tenter de contourner les restrictions imposées par les sanctions internationales sous la présidence du très vindicatif Ahmadinejad. « Elle est désormais généralisée », rapporte Roohollah Shahsavar, qui l’illustre par le fossé croissant des inégalités. « Il existe aujourd’hui un rapport de 1 à 17 entre le train de vie des pauvres et celui des riches. Une classe qui a su profiter du système étale ostensiblement son aisance. La République islamique avait promis au peuple l’indépendance vis-à-vis de ses voisins, acquise, ainsi que la justice sociale, avec le pouvoir aux mains des gens simples. Cette dernière promesse a été trahie. » Plus que le regain de l’opposition réformatrice, c’est cette rancœur semée qui pourrait inquiéter à terme le régime islamique.

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Iran : La colère des oubliés du régime

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