Manuel Valls ; bienvenue à la migration politique

L’homme qui se montrait dur contre l’immigration, est devenu un symbole de la migration politique dans une nouvelle Europe de plus en plus ouverte. 

Partir d’un endroit à l’autre pour se lancer dans une nouvelle vie, est de nos jours un phénomène globalisé. Selon le profil de la personne, on l’appelle « migrant » ou « expat : si la personne vient des pays riches on l’appelle « expat ». En revanche si elle est originaire des pays pas riches, elle serait catégorisée l’« immigré ».

Expatrié, migrant, immigré ou exilé, Manuel Valls a décidé de continué sa vie politique à Barcelone. Pourquoi pas ?

Je suis loin de rejoindre certaines idées de l’ancien Premier ministre de la République française, notamment sur l’immigration, mais je défends sa décision pour continuer sa vie politique dans un autre pays. Il ne s’agie pas de la Chine, ou le Qatar. C’est bien l’Espagne, pays voisin de la France et Barcelone, la ville natale de ce dernier. 

Il n’est pas étonnant que la droite et l’extrême droite françaises profitent la polémique pour noyer le pays dans un discoure identitaire et xénophobe. Mais ce qui me parait incompréhensible c’est la réaction d’une partie des gens avec une tendance de gauche ou universaliste.  Parfois ceux sont les mêmes qui sont pour une ouverture sociale radicale, voire bannir les frontières politique. Plus étrange encore, c’est le geste des députés de la France insoumise lors du dernier discours de Manuel Valls de l’Assemblée nationale me choque le plus. 

 

Serait-il moins honorable d’être représentant, éventuellement démocratiquement élu, des habitant de Barcelone que d’être député des habitants d’Evry. Si ce n’est pas du mépris pour un autre peuple, de quoi s’agit-il ?

Avec ce choix, Manuel Valls marque, involontairement, un moment important dans la vie politique de l’Europe. Peu importe s’il arrive à gagner ou pas sa nouvelle bataille électorale, il a déjà ouvert un nouvel horizon. Il est désormais envisageable d’imaginer un carier politique de haut niveau en France et en Espagne réuni en une seule personne. Certes ! On peut trouver d’autres qui ont tenter leurs chances. Néanmoins, malgré les réticences, l’affaire parait tellement normale pour le candidat binational à la mairie de Barcelone qu’il poursuit sa voie sans gêne. Et il a raison.  

Nous voici dans un Europe de plus en plus décomplexé. De la même façon qu’il était possible d’avoir d’être sénateur d’Essonne et puis député de Marseille, aujourd’hui la candidature d’un ancien premier ministre de la république française n’empêche la possibilité de tenter sa chance pour devenir patron d’une métropole dans le pays voisin. C’est, en partie, grâce l’immigration politique de l’homme qui voulait introduire dans la Constitution française le principe de la soupçonne pour les citoyens binationaux. 

PS :  n’hésitez pas à me signaler si vous trouver des fautes de français dans l’article. Cela me ferait plaisir d’être corrigé ou/et conseillé pour les tournures des phrases. Merci !

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